"Tout pour qu'Il règne" - Comment Dieu procède-t-il ?
1er Août
Comment Dieu procède-t-il ?
Quand il nous demande de tout laisser, il vient nous remplacer lui-même.
Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à
ses disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans
les villes du pays. Matthieu 11 , v. 1.
Quand Dieu vous dit : "partez", et que vous restez chez vous, parce
que vous êtes préoccupé par ceux que vous laissez à
la maison, vous les privez de l'enseignement de Jésus en personne. Mais
si vous obéissez et laissez à Dieu toutes les conséquences,
il ira lui-même enseigner les vôtres; tant que vous refusez d'obéir,
vous êtes un obstacle sur leur chemin. Faites bien attention, lorsque
vous opposez ce que vous appelez votre devoir aux commandements précis
du Seigneur, disant : "Je sais que Dieu m'a appelé à partir,
mais mon devoir me retient ici." C'est la preuve que vous ne croyez pas
à la parole de Jésus. Quand il nous demande de ne plus enseigner,
il enseigne à notre place.
Maître..., si tu le veux, je dresserai ici trois tentes... Matthieu 17, v. 4.
Jouons-nous au directeur spirituel ? Dieu ne peut-il plus atteindre ceux que
nous instruisons à cause de la place que nous prenons ? Taisons-nous,
gardant l'esprit en éveil, Dieu veut nous faire contempler son Fils,
il veut transformer nos moments de prière en "montagnes de la transfiguration",
et nous l'en empêchons. Si nous sommes convaincus que Dieu agira
d'une certaine manière, il nous surprendra en n'agissant plus jamais
comme cela.
Quand il nous ordonne d'attendre, c'est lui qui agit.
Restez dans la ville... jusqu'à ce que...
Sachez attendre et Dieu agira. Mais attendez sans impatience, avec sérénité.
Etes-vous assez détaché de vos expériences spirituelles pour vous attendre à Dieu ?
Attendez calmement, dans une obéissance active.
Lorsque les choses se passent
de cette manière-là, il est rare que nous y discernions l'action de Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - La discipline par les difficultés
2 Août
La discipline par les difficultés
Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu
le monde. Jean 16, v. 33.
On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance
de toute épreuve. Ce qu'elle apporte, c'est la délivrance dans
l'épreuve, ce qui est tout différent. "Heureux celui que
le Très-Haut admet en sa présence... pour qu'il habite dans ses
parvis... là, aucun malheur ne l'atteindra" - aucun fléau ne
peut vous atteindre dans l'intimité de Dieu.
L'enfant de Dieu n'échappe pas aux épreuves, mais Jésus
vous dit de ne pas en être surpris : "Vous aurez des tribulations
dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde - ne vous laissez effrayer
par rien." Certains qui, avant leur conversion, n'auraient pas songé
à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés
de nouveau, des "faiseurs d'embarras", car ils se font une fausse
idée de la vie d'un racheté.
Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure
que nous triomphons. L'effort même nous communique une force. S'il n'y
a pas d'effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez
à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous
les donnera pas, tant que vous n'accepterez pas l'épreuve. Dès
que vous ferez face à l'épreuve, vous recevrez la force. Surmontez
votre crainte, allez de l'avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l'arbre
de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s'épuise. Mais,
Quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort.
Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l'heure,
mais il nous les donne pour l'effort du moment présent. Nous sommes tentés
d'affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun.
Mais l'enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l'écrasent,
car il sait que Dieu peut accomplir l'incroyable.
"Tout pour qu'Il règne" - La contrainte souveraine de Dieu
3 Août
La contrainte souveraine de Dieu
"Voici, nous montons à Jérusalem." Luc 18, v. 31.
Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus,
le sommet de son obéissance à la volonté du Père.
"...Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de
Celui qui m'a envoyé." C'était la pensée dominante
du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient
de ce but. "Jésus prit la résolution de se rendre à
Jérusalem."
La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c'est que nous
aussi nous montons "à Jérusalem", pour accomplir la
volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l'homme ait
des ambitions personnelles; mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel.
On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ,
de se décider à être chrétien, de décisions
pour ceci ou cela; mais dans le Nouveau Testament, c'est la volonté souveraine
de Dieu qui est mise au premier plan. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi;
mais moi, je vous ai choisis..." (Jean 15, v. 16). Nous ne sommes pas
appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais
à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n'avons aucune idée
du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair.
Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que
notre vue est trop courte pour voir ce qu'Il a en vue.
Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées
à nous sur le but que Dieu se propose : "Je suis fait pour aller
ici, ou pour aller là-bas, Dieu m'a appelé à telle
oeuvre précise", et nous nous mettons en route; nous travaillons
et pendant ce temps l'appel souverain de Dieu continue à se faire entendre.
Le travail que nous faisons ne sert à rien; il n'a pas plus de valeur
qu'un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la
volonté de Dieu. "Il prit avec lui les Douze." Il nous prend
sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.
"Tout pour qu'Il règne" - Compagnons de Dieu
4 Août
Compagnons de Dieu
"Jésus prit les douze auprès de lui." Luc 18, v. 31.
Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? "Il a manqué de
sagesse en me choisissant, dites-vous, je n'ai aucune valeur". C'est justement
pour cela qu'il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu
ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à
poursuivre. Mais si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute
votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour "aller à
Jérusalem", et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n'a
pas à vous consulter.
Nous nous imaginons qu'un homme qui a des qualités naturelles fera,
à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce
ne sont pas nos dons, mais notre dénuement. Non ce que nous apportons,
mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère,
notre savoir, notre expérience - tout cela compte pour rien. La seule
chose qui compte, c'est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte
de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez I Corinthiens 1, 26-30). Dieu
prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne
peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens,
ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles
de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit
porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient
à l'altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre.
L'essentiel dans notre vie spirituelle n'est pas le travail que nous faisons,
mais notre relation avec Dieu et l'atmosphère qui en résulte.
C'est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c'est bien
celle qui est la plus négligée.
"Tout pour qu'Il règne" - L'appel déconcertant
5 Août
L'appel déconcertant
Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : "Tout ce
qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils
de l'homme s'accomplira..." Mais ils ne comprirent rien à cela...
Luc 18, vv. 31-34.
Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à
la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à
mort - et cela leur brisera le coeur. La vie de Jésus-Christ fut,
au point de vue humain, un désastre, mais un immense triomphe aux yeux
de Dieu; Ses desseins ne sont pas nos desseins.
L'appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies.
Cet appel ne peut être formulé explicitement; il va de soi. Il
est comme l'appel de la mer, que personne n'entend, sauf celui qui est né
marin. On ne peut pas définir clairement l'appel de Dieu, car il nous
appelle à être ses compagnons, pour un but connu de Lui seul; et
le signe que nous sommes appelés, c'est justement croire que Dieu sait
ce qu'Il fait. Ce qui nous arrive n'est jamais le fruit du hasard, mais correspond
entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser
ses desseins.
Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu'il
nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner.
A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient
plus simple, parce que nous cessons de nous demander : "Pourquoi Dieu permet-il
ceci ou cela ?" Toute la scène est dominée par la souveraineté
de Dieu. Nos destinées sont dans Sa Main. Un chrétien est un homme
qui se fie à l'intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à
la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et
la sérénité qui doivent caractériser l'enfant de
Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - La croix et la prière
6 Août
La croix et la prière
En ce Jour-là, vous demanderez en mon nom. Jean 16, v. 26.
Nous avons beaucoup trop l'habitude de considérer la croix comme une
épreuve dont nous devons triompher : mais nous ne pouvons en triompher
que si nous l'acceptons. La croix ne signifie pour nous qu'une seule chose :
l'identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette
union se réalise avant tout dans la prière.
"Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui
demandiez." Alors, pourquoi demander ? C'est que la prière ne doit
pas avoir pour but d'obtenir de Dieu des exaucements; la prière est
la parfaite et complète communion avec Lui. Si nous prions pour être
exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond
toujours, mais pas toujours comme nous l'attendons, et nos moments d'irritation
"spirituelle" prouvent que nous refusons d'être unis à
Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer
que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins
de la grâce de Dieu.
"Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père
lui-même vous aime". Etes-vous parvenu à un tel degré
d'intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu'un avec
celle de Jésus ? En "ce jour-là", Sa Vie sera devenue
votre vie.
Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière,
n'essayez pas d'en accuser quelqu'un d'autre que vous. C'est là un piège
de Satan. Vous découvrirez qu'il y a une raison, et ce sera une profonde
leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d'autre.
"Tout pour qu'Il règne" - La prière dans la maison du Père
7 Août
La prière dans la Maison du Père
Ne saviez-vous pas que je dois être dans la Maison de mon Père
? Luc 2, v. 49.
L'enfance du Seigneur ne fut pas un "âge mûr" prématuré;
elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent
et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère
comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit
en moi, comme dans la maison de son Père ?
Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m'apporte
ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine,
ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J'ai à
m'identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs
n'ont aucune idée. "Je dois m'occuper des affaires de mon Père"
- vivre, maintenant, dans Sa Maison.
Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie
est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement
un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père,
et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de Lui ? Le Fils éternel
habite-t-il en vous comme dans la Maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle
à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage
? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez
? Ne vous en inquiétez pas, cela fait partie de l'oeuvre que le Fils
de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire, restez
seulement en communion parfaite avec Lui.
La Vie de votre Seigneur doit devenir votre vie; il faut qu'Il vive et agisse
en vous comme Il agissait et vivait au milieu des hommes.
"Tout pour qu'Il règne" - Prier pour honorer le Père
8 Août
Prier pour honorer le Père
Le saint enfant qui naÎtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Luc
1, v. 35.
Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun
de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et
sa communion avec le Père. C'est Dieu qui fait naître en moi son
Fils. Etant devenu enfant de Dieu, j'ai le droit de regarder mon Père
en face. Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens :
"Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous
pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père ?" Quelles que
soient les circonstances, le saint, l'innocent, l'éternel Enfant divin
doit rester en communion avec son Père.
Ai-je assez de simplicité pour m'identifier ainsi avec le Seigneur ?
Poursuit-il en moi son oeuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé
en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d'aujourd'hui, une clameur s'élève :
"A mort le Fils de Dieu!" Il n'y a plus de place pour lui, plus
aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.
Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le
diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait
aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi,
atteignent-elles le but qu'il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime
des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous :
"Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ."
"Tout pour qu'Il règne" - La prière que Dieu écoute
9 Août
La prière que Dieu écoute
Père, je te rends grâce de ce que tu m'as exaucé ! Jean
11, v. 41.
Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu'un avec celle de son
Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son
Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller
à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel.
"Votre corps est le temple du Saint-Esprit", la "Bethléem"
où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire
en moi ce qu'Il désire ? L'absolue simplicité de la vie du Fils
de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis
confronté aux difficultés de la vie, puis-je m'appuyer sur la
prière du Fils éternel parlant à son Père ? "En
ce jour-là, vous demanderez en mon Nom...", dit Jésus. De
quel jour s'agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m'a
fait réellement un avec mon Seigneur .
Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de
votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ? Que dans votre vie spirituelle,
ce qu'on appelle "le bon sens" ne mette jamais le Fils de Dieu à
l'écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature
humaine, mais ce n'est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition
surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra
jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables
de connaître et d'adorer Dieu, tant qu'elles n'ont pas été
transfigurées par la Présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel
doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à
Jésus, afin qu'Il puisse agir à travers nous. Sommes-nous soumis
à Jésus-Christ pour que "Sa Vie se manifeste dans notre
chair mortelle" ?
"Tout pour qu'Il règne" - Le chrétien et la souffrance
10 Août
Le chrétien et la souffrance
Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs
âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre
4, v. 19.
Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté
de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun
chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même; comme
Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un
chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien,
pour interrompre la discipline de la souffrance.
Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira,
réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui
s'apitoient sur nous; ceux-là, au contraire, gênent notre marche,
car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien
ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près
du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie,
aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C'est pourquoi
Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16,
v. 23). Ne calomnions pas Dieu; il est facile de le faire car Dieu ne se défend
pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait
le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie
des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre
ne pouvait comprendre son coeur. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès
de son Père et des anges du ciel (Luc 15, v.10).
Remarquez que Dieu semble parfois "gaspiller" ses serviteurs. Au
point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent
inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile!"
Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront Le glorifier;
et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : Il sait ce qu'il fait.
"Tout pour qu'Il règne" - L'expérience qui nous forme
11 Août
L'expérience qui nous forme
Elisée ne vit plus Elie. 2 Rois 2, v. 12.
Vous avez le droit de vous appuyer sur Elie, celui que Dieu vous a donné
pour vous guider, mais n'oubliez pas que le jour viendra où il vous sera
enlevé. Vous vous dites : "Mais je ne peux pas poursuivre ma route
sans Elie", pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui
.
Elisée est seul pour passer le Jourdain (v. 14), symbole de la séparation.
Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien,
sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place.
Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert
à rien de dire : "Je n'y arriverai pas." Vous êtes
confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire
face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.
Elisée est seul à Jéricho (v. 15), où Elie avait
fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de
mettre Dieu à l'épreuve. Mais si vous restez fidèle à
ce que vous avez appris avec Elie, Dieu vous accordera un signe de Sa Présence.
Elisée est seul à Béthel (v. 23). Là, vous non plus
ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, c'est la Sagesse de Dieu
qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer,
où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme, demeurez
fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera
de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce
que "votre Elie" vous a enseigné, mais ne cherchez plus son
secours. Servez-vous de son manteau, et priez. Prenez la résolution de
vous confier en Dieu seul.
"Tout pour qu'Il règne" - Se reposer en Dieu
12 Août
Se reposer en Dieu
Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Matthieu 8, v. 26.
Quand nous avons peur, nous crions à Dieu instinctivement, mais le Seigneur
a le droit d'exiger que ceux qui invoquent son Nom aient en lui une confiance
intelligente. Dieu s'attend à ce que ses enfants aient une telle confiance
en Lui, que d'autres puissent toujours compter sur eux dans les moments difficiles.
Hélas! Notre confiance en Dieu ne va que jusqu'à un certain point;
ensuite nous retombons dans la mentalité des incrédules qui, affolés,
crient vers lui, lorsqu'ils sont à bout de ressources. Une telle attitude
témoigne de notre manque de confiance. Il paraît dormir, et nous
ne voyons rien d'autre que les vagues qui déferlent sur nous.
"Gens de peu de foi!" Quel cinglant reproche pour les disciples!
"Une fois de plus vous n'avez pas compris!" Et quel reproche nous
frappe nous aussi, quand nous comprenons soudain que nous aurions pu remplir
de joie le coeur de Jésus, en gardant en lui une confiance absolue.
A certains moments de la vie tout paraît calme et tranquille. Nous faisons
de notre mieux, avec nos forces humaines; mais c'est lorsque la tempête
arrive qu'on voit tout de suite sur quel appui nous comptons. Si nous avons
appris à adorer Dieu et à nous fonder sur Lui, la tempête
révèlera que nous pouvons résister sans être brisés.
Nous avons fréquemment parlé de la sanctification - comment la
résumer ? Elle doit nous amener à nous reposer en Dieu, c'est-à-dire
nous unir à Lui parfaitement. Par là non seulement nous serons
irréprochables à ses yeux, mais nous lui donnerons aussi une joie
profonde.
"Tout pour qu'Il règne" - N'éteignez pas l'Esprit
13 Août
N'éteignez pas l'Esprit
N'éteignez pas l'Esprit. I Thessaloniciens 5, v. 19.
La voix de l'Esprit est aussi douce que la brise, si légère
qu'on ne peut la percevoir que si l'on vit en communion parfaite avec Dieu.
Les avertissements de l'Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire
douceur, et si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous
ne l'entendrons pas, et notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements
nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l'enfant de
Dieu peut le percevoir.
Si en rendant votre témoignage vous revenez toujours sur le passé
en disant : "Tel jour, il y a bien des années, j'ai été
sauvé", alors prenez garde! En effet, en marchant dans la lumière
de Dieu vous n'avez nul besoin de revenir en arrière, vous vivez maintenant
une merveilleuse communion avec Dieu. Mais si vous n'êtes plus dans la
Lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de
souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. N'essayez
pas de camoufler par le souvenir d'expériences passées, un refus
actuel de marcher dans la lumière. Quand l'Esprit vous avertit, arrêtez-vous
et redressez ce qui est tortueux, sinon, inconsciemment vous l'attristeriez.
Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté
la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle
épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous
sentirez moins vivement la présence de Dieu et l'humiliation de ne pas
lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi
l'Esprit, le moment viendra où l'épreuve cessera parce que vous
aurez attristé et éloigné l'Esprit. Mais si vous triomphez
de l'épreuve, l'heure viendra où vous pourrez chanter à
Dieu un cantique de louanges! N'ayez aucune pitié pour ce qui déplaît
à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez
en souffrir.
"Tout pour qu'Il règne" - Châtiment
14 Août
Châtiment
Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage
lorsqu'il te reprend. Hébreux 12, v. 5.
Rien n'est plus facile que d'éteindre l'Esprit; nous le faisons en méprisant
le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si
nous n'avons qu'une expérience superficielle de la sanctification, nous
prenons l'apparence pour la réalité; et quand l'Esprit de Dieu
commence à nous avertir, nous disons : "Cela doit venir du diable!"
N'éteignez pas l'Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous
dit : "Ne continue pas à être aveugle sur ce point; tu n'es
pas aussi avancé que tu le crois. Jusqu'ici, il ne m'a pas été
possible de te le révéler, mais je le fais maintenant."
Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement.
Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.
"Ne perds pas courage quand il te reprend." Nous nous mettons à
bouder Dieu, et nous disons : "Ce n'est pas ma faute. J'ai prié,
et les choses ont mal tourné; je vais tout abandonner." Réfléchissez
à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n'importe quel autre
domaine de la vie!
Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire
en moi une oeuvre digne de Lui ? La sanctification n'est pas ce que je veux
que Dieu fasse pour moi; mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa
propre pensée. Il faut qu'il amène mon âme et mon esprit
à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai
libre de me sanctifier totalement.
"Tout pour qu'Il règne" - Les signes de la nouvelle naissance
15 Août
Les signes de la nouvelle naissance
Il faut que vous soyez engendrés d'En-Haut. Jean 3, v. 7.
La réponse à la question : "Comment un homme peut-il naître,
quand il est vieux ?", est : "Quand il est assez vieux pour mourir",
c'est-à-dire, pour renoncer à ses prétendus droits,
à ses vertus, à sa religion, à tout, pour recevoir en lui
une vie qu'il ne connaissait pas auparavant. La vie nouvelle se manifeste par
une métamorphose de la pensée consciente, et une inconsciente sainteté.
"A tous ceux qui l'ont reçu..." (Jean 1, v. 12). Ma connaissance
de Jésus est-elle née en moi d'une intuition spirituelle et personnelle,
ou bien est-ce seulement ce que j'ai appris en écoutant les autres ?
Ai-je quelque chose dans ma vie qui me rattache directement au Seigneur Jésus
comme à mon Sauveur personnel ? C'est là l'assise de toute vie
spirituelle. Etre engendré d'En-Haut, c'est voir Jésus.
"Si un homme n'est engendré d'En-Haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu"
(Jean 3, v. 3). Est-ce que je recherche les signes du Royaume, ou est-ce que
je perçois la volonté de Dieu ? Grâce à la nouvelle
naissance une vision nouvelle me permet de discerner la volonté de Dieu.
Son règne existe de tout temps, et tient à la nature même
de Dieu; mais maintenant que je participe à sa nature, je le discerne
clairement.
"Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché"
(1 Jean 3, v. 9). Est-ce que je m'efforce de ne plus pécher, ou est-ce
que vraiment je ne pèche plus ? Etre né de Dieu, c'est avoir reçu
un pouvoir surnaturel de Dieu, pour ne plus pécher. La Bible ne demande
pas : " Un chrétien peut-il encore pécher ?" Elle affirme
catégoriquement : un chrétien ne pèche pas. La nouvelle
naissance a pour résultat que nous ne pratiquons pas le péché;
non seulement nous avons reçu le pouvoir de ne pas pécher, mais
nous avons cessé de pécher. 1 Jean 3, v. 9, ne signifie pas que
nous ne pouvons plus pécher; cela veut dire que si nous obéissons
à la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, le péché n'a
plus de pouvoir sur nous.
"Tout pour qu'Il règne" - Me connaît-il ?
16 Août
Me connaît-il ?
Il appelle par leur nom les brebis... Jean 10, v. 3.
Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement
mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17) Il est possible de connaître
à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître
Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas
sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle
? Elle ne savait rien de la doctrine. N'importe quel Pharisien aurait pu aisément
se moquer d'elle sur ce point, mais il n'aurait pu ébranler cette certitude :
Jésus avait chassé d'elle sept démons. Cependant ce bienfait
n'était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus
debout, près d'elle, mais elle ne savait pas que c'était Lui...
; dès qu'elle entendit sa voix, elle sut qu'elle avait déjà
rencontré Celui qui parlait, et elle cria : "Maître!"
Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté
à douter ? (Jean 20, v. 27) Ai-je eu des doutes sur un point particulier
de l'action de Jésus ? Une expérience dont d'autres auraient rendu
témoignage, mais que je n'ai pas faite moi-même ? Les autres disciples
dirent à Thomas qu'ils avaient vu Jésus, mais il persista dans
le doute : "Si je ne vois... je ne croirai pas" (Jean 20, v. 25).
Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus
accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d'avance.
Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions "Mon
Seigneur et mon Dieu!"
Jésus me connaît-il, même quand je l'ai égoïstement
renié ? (Jean 21, v. 15 à 17) Pierre avait renié Jésus
avec des serments et des imprécations; et cependant, après la
résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna,
d'abord en particulier, puis devant les autres. "Seigneur, tu sais que
je t'aime!"
Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise
le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.
"Tout pour qu'Il règne" - Avez-vous perdu courage ?
17 Août
Avez-vous perdu courage ?
Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as..., puis viens et suis-moi.
Luc 18, v. 22.
"Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles..." Avez-vous
jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez
non, je me demande si vous l'avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ
nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment;
quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment
dures.
Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme
de faire ce qu'il lui avait dit; il n'a pas essayé de le garder près
de lui. Il lui a simplement dit : "Vends tout ce que tu as, puis viens,
et suis-moi." Notre Seigneur ne supplie ni ne cajole, jamais il n'essaie
de séduire : Il dit simplement les paroles les plus sévères
que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s'en tient là.
Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M'a-t-il parlé,
à moi personnellement, et l'ai-je écouté avec toute mon
attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d'autres, mais
quelque chose qui était bien pour moi. Cet homme comprit ce que Jésus
disait, il l'entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le coeur.
Il partit, non pas révolté, mais tout triste, entièrement
découragé. Il était venu à Jésus plein d'ardeur,
et la parole de Jésus le glaça; sa piété enthousiaste
céda au découragement. Et Jésus n'insista pas, il le laissa
partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été
entendue, elle portera du fruit, tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs
d'entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais si nous revenons
à l'obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.
"Tout pour qu'Il règne" - Muet de tristesse
18 Août
Muet de tristesse
Lorsqu'il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était
très riche. Luc 18, v. 23.
Le jeune homme riche s'en alla muet de tristesse; il n'avait rien à
dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair : aucun doute possible.
Cela produisit en lui une tristesse si grande qu'il était sans paroles.
Etes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé
sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés,
vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous
été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera
pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répètera
simplement : "Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions."
"Vends tout ce que tu as..." Dépouillez-vous moralement
devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous
à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour
soumettre notre volonté à celle de Dieu. Etes-vous plus attaché
à votre propre idée des exigences de Jésus, qu'à
lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus
à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse.
Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement
accepté sauf par ceux qui ont reçu Sa Nature. N'atténuez
jamais la sévérité d'une parole de Jésus.
Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : dans l'orgueil d'être
pauvre, de n'être rien, ou bien d'être quelqu'un. Chacune de ces
fausses richesses m'empêchera d'être le disciple de Jésus.
Il faut que je me dépouille de tout, même de l'orgueil du dépouillement.
Le découragement n'est qu'un égoïsme déçu.
La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une
forme d'égoïsme.
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous préoccupé de vous-même ?
19 Août
Etes-vous préoccupé de vous-même ?
Venez à moi. Mat. 11, v. 28.
Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ; mais nous subissons,
par moments, des pressions extérieures, et nous retombons alors dans
l'introspection, dont nous pensions être délivrés. Cette
préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient
troubler la plénitude de notre vie en Dieu, et elle provoque une lutte
continuelle. La préoccupation de nous-mêmes n'est pas un péché;
elle peut résulter d'un tempérament nerveux, ou du choc inopiné
de circonstances nouvelles. La volonté de Dieu, c'est que nous soyons
parfaits en lui (parfaits = complets, complétés... par Lui).
Tout ce qui trouble notre sérénité doit
être corrigé, et le remède n'est pas d'ignorer le mal, mais
d'aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui
demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par
la recherche de Sa Présence, Il le fera, jusqu'à ce que nous ayons
appris à demeurer en lui .
Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ soit diminuée,
ou partagée, sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre
le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre,
rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de
retomber dans la préoccupation de vous-même. Rien n'est plus important
que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le
remède souverain est tout simple : "Venez à moi." Notre
vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée
par ces quelques mots. Si quelque chose en nous n'est pas vrai, nous sommes
tentés de discuter plutôt que d'aller simplement à Jésus.
"Tout pour qu'Il règne" - Plénitude
20 Août
Plénitude
Je vous donnerai du Repos. Matthieu 11, v. 28.
Chaque fois que quelque chose vient affaiblir votre communion avec Jésus-Christ,
tournez-vous aussitôt vers Lui, et demandez-lui de vous donner Sa sérénité.
Ne tolérez pas que quoi que ce soit en vous, trouble cette paix. Traitez
tout élément de discorde qui s'insinue entre Jésus et vous,
comme une chose à combattre et non à supporter. Demandez au Seigneur
de mettre Sa nature en vous, et votre propre nature disparaîtra : Il sera
tout en vous. La préoccupation de soi engendre insensiblement la pitié
pour soi-même, qui vient de Satan. "On ne me comprend pas ! Sur
ce point-là, on me doit des excuses ! Il faut que ce soit tiré
au clair !" Laissez donc les autres tranquilles, et demandez au Seigneur
de mettre en vous la nature du Christ. Il vous soutiendra, jusqu'à ce
que vous soyez rempli de Sa plénitude.
La vie chrétienne parfaite est celle de l'enfant. Quand je me préoccupe
trop de ce qui se passe en moi, cela va mal. C'est le malade qui connaît
la valeur de la santé. L'enfant de Dieu ne se préoccupe pas de
savoir ce qu'est la volonté de Dieu, car il est lui-même dans la
volonté de Dieu. Quand nous nous écartons si peu que ce soit de
la volonté de Dieu, nous nous mettons à lui dire : "Quelle
est ta volonté ?" Un enfant de Dieu ne prie pas pour que Dieu lui
démontre qu'il répond à la prière; il est sans inquiétude,
sachant que Dieu répond toujours.
En essayant de combattre notre égoïsme par les méthodes
dictées par le bon sens, nous le développons au contraire. Jésus
dit : "Venez à moi, et je vous donnerai du repos"; c'est-à-dire
: la nature de Christ prendra la place de notre propre nature. Partout où
Jésus passe, il apporte le repos; le repos d'une activité parfaite,
d'où tout amour de soi-même est absent.
"Tout pour qu'Il règne" - Le ministère des humbles
21 Août
Le ministère des humbles
Heureux les mendiants d'Esprit. Mat. 5, v. 3.
Le Nouveau Testament met en valeur des choses qui, selon nos critères
humains, ne comptent pas. "Heureux les pauvres en esprit", littéralement :
"heureux les mendiants", - le rebut de la société.
La prédication, aujourd'hui, vante la volonté, la beauté
du caractère, ce que tout le monde remarque et admire. La phrase que
nous entendons si souvent : "Décidez-vous pour Christ", met
l'accent sur un sentiment auquel notre Seigneur ne s'est jamais fié.
Il ne nous demande jamais de nous décider pour lui, mais de nous abandonner
à lui, ce qui est tout différent. A la base du royaume de Jésus-Christ,
il y a la beauté inconsciente des humbles. Ce qui fait que je suis du
nombre des heureux, c'est ma pauvreté. Si je me rends compte que je n'ai
ni force de volonté, ni noblesse de caractère, Jésus me
proclame "heureux", car c'est ma pauvreté qui m'ouvre l'accès
de son Royaume. Je peux y entrer non grâce à mes vertus, mais grâce
à mon indigence.
La beauté spirituelle qui glorifie Dieu est une chose dont celui qui
la possède ne se rend même pas compte. Celui qui a conscience d'exercer
une influence est un prétentieux, étranger à l'esprit chrétien.
Quand je dis : "Qui sait si je suis utile!", ma vie spirituelle perd
aussitôt sa fraîcheur. "Celui qui croit en moi, des fleuves
d'eau vive couleront de son sein." Si j'examine et analyse cette eau vive,
je perds la bénédiction du Seigneur.
Qui sont ceux qui ont exercé sur nous la plus profonde influence ? Non
pas ceux qui en avaient conscience, mais ceux qui ne s'en rendaient pas compte.
Le chrétien qui a de la valeur n'en a pas conscience; celui qui pense
avoir de la valeur perd cette pure et simple beauté qui révèle
la présence de Jésus. Jésus se révèle à
nous par ceux qui sont les plus humbles.
"Tout pour qu'Il règne" - "Pour moi... mais Lui..."
22 Août
Moi d'une part... Lui d'autre part...
Moi d'une part, je vous immerge dans l'eau pour votre métamorphose, Lui
d'autre part,... vous immergera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Matthieu 3, v. 11.
Y a-t-il eu un moment dans ma vie où j'ai pu dire: "Moi d'une part...,
mais Lui d'autre part... ?" Il le faut pourtant pour que je puisse comprendre ce qu'est le
baptême du Saint-Esprit. "Moi d'une part..." je suis au bout de mes
capacités, je suis devant l'impossible. "Mais Lui d'autre part..." il entre
en scène à ce moment, il fait ce que Lui seul peut faire. Suis-je
prêt pour Sa Venue ? Jésus ne peut pas venir si je n'ai pas déblayé
le chemin devant lui, si je n'ai pas mis de côté tout ce qui est
en moi, le bien comme le mal, le mal comme le bien. Suis-je prêt à
le laisser projeter La Lumière sur tous mes péchés ? C'est
là justement qu'il vient à moi. Là où je me reconnais
coupable, il se donne à moi. Là où je me crois sans reproche,
il s'éloigne.
La métamorphose de la pensée n'amène pas tant la conviction du péché
que le sentiment d'une incroyable indignité. Quand je me repens, je sens
que je ne suis capable de rien de bon; je ne suis même pas digne de Lui
porter ses sandales. Me suis-je vraiment repenti de cette façon ? Ou subsiste-t-il
en moi comme une vague idée que je puis être bon à quelque
chose ? Tant que ma métamorphose de la pensée n'est pas radicale, Dieu ne peut pas entrer dans
ma vie.
"Lui d'autre part vous immergera dans l'Esprit Saint et dans le feu."
Jean ne parle pas d'une expérience, d'une impression que nous éprouverions,
mais d'une action de Jésus-Christ : "Lui vous immergera..." La
seule impression consciente de ceux qui reçoivent le baptême du
Saint-Esprit, c'est celle de leur absolue indignité.
"Moi d'une part..." j'étais ce que j'étais, bon à
rien. "Lui d'autre part..." est venu, et le miracle s'est produit. Laissez-Le
seulement agir en vous.
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qui s'oppose en nous à la prière
23 Août
Ce qui s'oppose en nous à la prière
Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre intérieure et, fermant ta
porte, prie ton Père qui est là, dans le secret. Matthieu 6, v. 6.
Jésus n'a pas dit : "Rêve au sujet de ton Père céleste,
dans le secret", mais bien : "Prie ton Père..."
La prière véritable suppose un grand effort de volonté.
Une fois dans notre chambre, une fois la porte fermée, le plus difficile,
c'est de prier. Notre pensée ne se laisse pas discipliner, et ce qui
fait d'abord obstacle à la prière, c'est la sarabande échevelée
de toutes nos idées vagabondes. C'est là qu'il faut lutter avec
énergie, pour balayer toute cette rêvasserie, pour concentrer toute
notre pensée, pour prier enfin de toute notre volonté.
Il nous est bon d'avoir un endroit à nous pour nous recueillir. Mais
dès que nous y sommes, toutes sortes de pensées importunes nous
assaillent comme des mouches : "Il faut faire ceci... il faut faire cela..."
Jésus nous dit : "Ferme bien ta porte." Cela veut dire avant
tout : "Ferme ta pensée à toutes ces mouches vagabondes, et
ne pense plus qu'à Dieu." Dieu est là, présent dans
notre solitude, et Il nous voit, non pas comme nous nous voyons nous-mêmes,
ni comme les autres nous voient, mais tels que nous sommes. Dans ce sanctuaire
intérieur, nous ne pouvons plus douter de Dieu, il devient pour nous
la certitude suprême. C'est là, et là seulement, nous dit
Jésus, que nous rencontrons notre Père céleste. A peine
entrés, nous voyons qu'Il est là. Apprenez à lui apporter
toutes vos préoccupations. En vous réveillant le matin, laissez
Dieu entrer en vous : votre journée en dépend. Priez votre Père
qui est là, dans votre solitude cachée, et tous vos actes, toutes
vos paroles porteront aux autres la présence de Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - La boussole indicatrice
24 Août
La boussole indicatrice
Voyons, lequel d'entre vous, si son fils venait à lui demander du pain,
songerait à lui donner une pierre ? Matthieu 7, v. 9.
Notre Seigneur compare ici l'homme qui prie à un enfant normal qui fait
une demande normale. L'enfant de Dieu n'est-il pas assuré d'avoir l'oreille
de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas
qu'il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement,
mais consultez votre boussole. Etes-vous en un rapport normal avec votre mari,
avec votre femme, avec vos parents, avec vos enfants, avec vos camarades ? "Oh!
Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur,
mais j'ai tant besoin de réconfort spirituel!" Vous ne l'obtiendrez
pas tant que vous n'aurez pas rétabli en vous l'état normal.
Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons,
nous avons l'audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous
ne voulons pas regarder notre boussole. M'est-il arrivé de demander à
Dieu de m'envoyer de l'argent pour acheter quelque chose dont j'ai envie, alors
qu'il y a une dette que je n'ai pas payée ? Ai-je demandé à
Dieu de m'accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté
quelqu'un de ma famille ? Je n'ai pas pardonné à telle personne.
J'ai oublié le commandement de Jésus : "Tout ce que vous désirez
que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour
eux." Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance.
Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La
prière chez la plupart d'entre nous devient du patois de Canaan, une
sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de
brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n'est pas en
règle : telle dette, telle amitié, telle inclination. La prière
ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - L'amitié féconde
25 Août
L'amitié féconde
Je vous ai appelés mes amis. Jean 15, v. 15.
Pour connaître la joie du sacrifice, il faut absolument que notre abandon
soit complet. Se renier soi-même, que c'est difficile! "Oui, je renoncerai,
pourvu que..." - "Oui, je vois bien qu'il est de mon devoir de consacrer ma
vie à Dieu." Il ne peut pas y avoir la moindre joie dans ces conditions.
Mais dès que l'abandon est véritable, le Saint-Esprit nous ouvre
la joie de Jésus. Le sacrifice de nous-mêmes doit aboutir à
donner notre vie entière pour notre grand Ami. Quand le Saint-Esprit
nous remplit le coeur, notre désir ardent est de donner notre vie pour
Jésus. L'idée de sacrifice ne nous vient pas à la pensée,
parce que l'amour qu'allume en nous le Saint-Esprit se donne tout entier sans
le moindre effort.
Notre Seigneur est le parfait modèle d'une vie qui se donne tout entière
: "Je prends plaisir, ô Dieu, à faire ta volonté."
Il a marché, avec une joie radieuse, sur la route du sacrifice total.
Suis-je vraiment Soumis en tout à Jésus-Christ ? Si Jésus
n'est pas mon étoile polaire, mon sacrifice ne servira de rien. Mais
si j'ai les yeux toujours fixés sur Lui, lentement, sûrement, je
suis transformé à son image.
II ne faut pas que vos inclinations naturelles viennent paralyser votre amour.
Cela se voit même dans le domaine de l'amour humain, où certaines
inclinations peuvent tuer l'amour. L'enfant de Dieu ne doit avoir d'inclination
véritable que pour Jésus-Christ. L'amour pour Dieu n'est pas un
simple caprice du coeur. Aimer Dieu comme Dieu nous aime, c'est agir : rien de
plus pratique.
"Je vous ai appelés mes amis." Amitié merveilleuse,
qui n'a rien à faire avec notre ancienne vie. Amitié sereine et
humble, pure devant Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - Vous arrive-t-il d'être troublé ?
26 Août
Vous arrive-t-il d'être troublé ?
Je vous laisse la paix, je vous donne Ma Paix. Jean 14, v. 27.
Nous pouvons à certains moments nous croire en paix, par pure ignorance
des maux qui nous environnent. Mais quand nous avons pris contact avec la vie
réelle, alors la paix intérieure est impossible pour nous, si
nous ne la recevons pas directement du Seigneur Jésus. Quand notre Seigneur
nous parle de paix, elle se réalise immédiatement pour nous, car
ses paroles sont "Esprit et Vie". Ai-je reçu de Jésus
ce calme parfait que Lui seul peut donner ? Je vous donne Ma Paix. C'est une
paix qui vient en nous lorsque nous regardons Son visage et que nous sommes
illuminés par Sa sérénité.
Etes-vous en ce moment douloureusement troublé ? Etes-vous ballotté
sur les flots, dans la tourmente ? Ou bien vous sentez-vous au milieu d'un désert
aride, où vous grattez le sol, où vous retournez les rochers,
sans pouvoir découvrir la moindre petite source ? De toute manière,
vous êtes altéré de paix, de joie, de réconfort.
Regardez au Seigneur Jésus et recevez de Lui sa paix sereine. La preuve
que vous êtes à Dieu, c'est justement que vous pouvez librement
regarder à Jésus. Quand on n'est pas à Dieu, on ne peut
regarder qu'à soi-même.
En ce moment même, regardez-vous à Jésus, pour qu'il vous
éclaire et vous dirige dans chaque difficulté qui se présente ?
Il vous donnera Sa Paix, qui rayonnera de vous sur les autres. Si au contraire
vous vous tracassez et vous vous laissez aller à l'inquiétude,
vous annulez l'influence de Jésus, et vous faites tout ce qu'il faut
pour être malheureux. Regardez à Jésus et vos perplexités
s'évanouiront devant sa sereine simplicité. "Que votre coeur
ne se trouble point."
"Tout pour qu'Il règne" - Vivre et agir
27 Août
Vivre et agir
Marchez pendant que vous avez La Lumière, de peur que les ténèbres
ne vous surprennent. Jean 12, v. 35.
Chaque fois que Dieu vous accorde un moment d'inspiration, il vous faut mettre
en pratique à l'instant même ce que vous venez de recevoir, sans
quoi la lumière qui vous est apparue se changera en ténèbres,
"Si ta lumière intérieure est elle-même ténèbres,
dans quelles ténèbres n'es-tu pas!" Dès l'instant
que vous laissez tomber la nécessité de la sanctification ou tout
autre point sur lequel Dieu vous a éclairé, votre vie spirituelle
se décompose peu à peu. Appliquez sans cesse chaque vérité
que vous saisissez, appliquez-la dans tous les domaines, sans quoi chaque lumière
que vous avez reçue deviendra pour vous une malédiction.
La personne sur laquelle on peut le moins agir, c'est celle qui, étant
en possession d'une expérience chrétienne dont elle est contente
et dont elle se contente, y revient sans cesse avec une satisfaction bourgeoise,
et ne la met jamais en pratique. Vous dites que vous êtes sanctifié,
montrez-le. Une expérience qui ne se manifeste pas au dehors n'est pas
une expérience authentique. Méfiez-vous de toute croyance qui
tend à vous rendre indulgent pour vous-même. Elle vient de Satan,
si bonne apparence qu'elle puisse avoir.
Christ doit se manifester dans nos moindres actions.
"Si votre moralité, dit Jésus, ne surpasse pas celle des
Scribes et des Pharisiens,..." Autrement dit, votre moralité doit
être supérieure à celle des gens qui affichent la plus haute
moralité. Vous avez beau connaître sur le bout du doigt la doctrine
de la sanctification, l'essentiel est de l'appliquer. L'Expiation est la norme
suprême, d'après laquelle nous devons régler tous les détails
de notre vie, à tous les points de vue.
"Tout pour qu'Il règne" - A quoi bon la prière ?
28 Août
A quoi bon la prière ?
Seigneur, enseigne-nous à prier. Luc 11, v. 1.
La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle.
II y a des gens qui prétendent que tout homme qui ne prie pas a le sentiment
pénible que quelque chose lui manque. Pour moi, j'en doute fort. Ce qui
souffrira de l'absence de prière, c'est la vie du Christ en lui, car
cette vie-là n'est pas entretenue par la nourriture matérielle,
mais par la prière. Quand un homme est né d'en haut, c'est la
vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette
vie nouvelle grâce à la prière, ou bien la faire périr
d'inanition. Notre conception de la prière n'est pas celle du Nouveau
Testament. Pour nous la prière est un moyen de nous procurer, à
nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c'est un moyen pour nous unir à
Dieu et nous aider à Le connaître.
"Demandez et vous recevrez." Nous nous plaignons à Dieu, nous
grognons, nous nous excusons, nous sommes parfois indifférents, mais
nous demandons bien rarement. Notre Seigneur nous dit de ressembler aux petits
enfants. Ah! ils n'ont pas peur de demander, ceux-là! Demander vraiment,
c'est reconnaître qu'on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu
de gens qui ont ce courage. Il s'agit de nous effacer devant Jésus-Christ,
de lui laisser le champ libre. Quand nous ne savons plus où donner de
la tête, il ne nous reste plus que la prière : ce n'est pas une
lâcheté, c'est la seule manière d'entrer en contact avec
la Réalité véritable. Allez à Dieu, dépouillé
de votre suffisance, et comptez sur Lui.
Il n'est pas tout à fait exact de dire que la prière change le
cours des événements. Elle me change, moi, et moi je change le
cours des événements.
"Tout pour qu'Il règne" - L'épreuve de notre foi
29 Août
L'épreuve de notre foi
Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Jean 11, v. 40.
Chaque fois que vous vous efforcez de vivre par la foi, vous rencontrez nécessairement
des objections formulées par le bon sens et qui reposent sur les circonstances
même où vous vous trouvez. Le bon sens est l'apanage de l'homme
naturel, la foi celui de l'homme spirituel : les deux termes s'opposent. Avez-vous
le courage de vous lier à Jésus-Christ alors que votre bon sens
dit juste le contraire ? Acceptez-vous héroïquement de suivre Jésus-Christ,
lorsque votre vie naturelle et votre bon sens vous crient : "Mais tout cela
n'est que mensonge!" Sur la montagne de la Transfiguration, on croit en
la puissance de Dieu, mais redescendu dans la plaine, on rencontre les démoniaques,
et tout paraît narguer et moquer votre foi. Chaque fois que mon programme
de vie spirituelle m'apparaît clairement tracé, un fait surgit
qui vient le contredire. Si je déclare que je me fie à Dieu pour
subvenir à tous mes besoins, et puis que je me trouve sans un sou, et
sans aucun espoir d'en trouver, que deviendra ma foi ? Soutiendra-t-elle l'épreuve ?
Ou devra-t-elle capituler ?
II faut que notre foi soit éprouvée, car elle ne devient vraiment
mûre que par ce combat. A quelle épreuve est soumise en ce moment
même votre foi ? Il faut qu'elle la traverse victorieusement, ou qu'elle
périsse. "Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de
chute." L'essentiel, c'est de se confier en Jésus. Croyez en Lui
fermement, et tous les obstacles ne pourront que fortifier votre foi. La vie
du croyant n'est qu'une suite d'épreuves pour sa foi, et la dernière
grande épreuve, c'est la mort. Dieu nous aide à l'affronter avec
toutes nos armes, prêts à ce dernier combat! La foi ne doute jamais
de la fidélité de Dieu.
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous à Jésus-Christ ?
30 Août
Etes-vous à Jésus-Christ ?
Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis,
mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux.
Luc 10, v. 20.
Jésus-Christ nous dit en somme : "Ne vous réjouissez pas
de ce que vous avez pu remporter quelques succès dans votre ministère,
mais réjouissez-vous de ce que vous êtes unis à Moi comme
il faut l'être." Le danger où nous sommes sans cesse exposés,
dans le service de Dieu, c'est de nous réjouir des heureux résultats
de notre ministère chrétien. Mais si vous êtes uni à
Jésus de la bonne manière, vous êtes dans l'impossibilité
de savoir ce que Dieu peut accomplir par votre intermédiaire. Car dans
ce cas Jésus fait à tout moment couler de votre sein des fleuves
d'eau vive, qui se répandent autour de vous, et dans sa miséricorde
il vous épargne toute préoccupation à ce sujet, il vous
dispense de rien savoir, il vous laisse dans l'ignorance. Vous savez, une fois
que vous êtes sauvé, que c'est Dieu qui vous place là où
vous êtes. Par l'influence que votre vie exercera sans que vous le sachiez,
dans les circonstances où Dieu vous mettra, vous réaliserez son
dessein, aussi longtemps que vous resterez dans la lumière.
Aujourd'hui l'on insiste volontiers sur l'idée qu'il faut servir Dieu.
Méfiez-vous de ceux qui vous exhortent avant tout à être
utiles à la cause de Dieu. En jugeant la vie de Jésus-Christ d'après
ce critère, il n'y a jamais eu de pire banqueroute. Le but vers lequel
le croyant doit tendre, ce n'est pas le service de Dieu, c'est Dieu lui-même.
Ce qui importe, ce n'est pas votre travail, c'est le travail que Dieu fait à
travers nous. Notre communion avec Dieu, c'est la seule chose dont Jésus
tienne compte.
"Tout pour qu'Il règne" - Ma joie... votre joie...
31 Août
Ma joie... votre joie...
...pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. Jean
15, v. 11.
En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n'en
peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l'abandon total, dans
l'entier sacrifice de lui-même à son Père; c'était
la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. "Faire
ta volonté est tout mon plaisir." Jésus demande à
Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c'est-à-dire pareille à
la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa
joie ?
L'essentiel dans ma vie, ce n'est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances
extérieures, c'est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion
avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus
grand obstacle à cette communion, c'est le souci constant et fallacieux
de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les
soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole
de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes
entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L'oeuvre que
Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée
que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes
qui est Jésus.
Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il
coulera de vous des fleuves d'eau vive. Ne pensez plus à vous-même,
et soyez l'instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout
orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale
du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux
dont l'influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.