Éphésiens : Ame, esprit et Esprit

       
Comme indiqué à plusieurs reprises sur ce site, dans la Bible la femme représente l'âme, et l'homme représente l'esprit (1)

Un des premiers messages de la Bible est : ce n'est pas l'âme (Ève) qui doit gouverner l'être humain, mais son esprit (Adam), lui-même soumis à l'Esprit de Dieu (2)

L'âme, ce sont les sentiments, les pensées, la volonté : si ces composantes pilotent notre vie de tous les jours, nous marchons selon la chair - marcher selon l'esprit, c'est au contraire lui soumettre l'âme, et vivre de ce qui vient d'en-haut
 

 

   
5.22-24  

Femmes, soyez[-le (soumises)] à vos propres maris comme au Seigneur, parce que le mari est tête de la femme, comme aussi le messie est tête de l'Église, lui sauveur du corps - mais comme l'Église est soumise au messie, ainsi aussi les femmes aux maris, en tout

Les maux humains proviennent de ce que l'être humain a tendance à donner priorité à l'âme sur l'esprit : cette faiblesse est appelée "chair" dans la Bible

La porte de l'esprit, c'est la conscience : celle-ci est-elle tout feu pour Dieu, ou au contraire avons-nous tendance à l'éteindre ?

Non seulement le monde, mais aussi ceux qui sont censés ne pas être du monde, ont cette tendance à mettre au premier plan leurs sentiments, leurs propres pensées (qui ne sont pas celles de Dieu) et leur volonté, et à négliger ce qui est de l'esprit

Et même si priorité est donnée à l'esprit, cela ne suffit pas : pour être dans son véritable élément, l'esprit humain doit se soumettre à l'Esprit de Dieu
 
 
Ceci étant bien assimilé et mis en oeuvre spirituellement, tout le reste suivra :
  • on vivra en permanence avec pour vision le Christ, Tête de l'Église, chef de ceux qui sont appelés hors du monde (église signifie "appelé hors de")

  • cette vision permanente de la réalité de Dieu pénétrera alors nos vies concrètes : l'homme aimera son épouse, qui en retour l'aimera
     
 
   
5.25-27

Les maris, aimez les femmes, comme aussi le messie a aimé l'Église et s'est livré lui-même pour elle, afin qu'il la sanctifiât, en la purifiant par le bain de l'eau dans une parole, afin que lui se présente l'Église à lui-même, glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et sans reproche

Toute réalité spirituelle est structurée d'après le modèle que Dieu produit selon ce qu'IL EST

Du fait que le Messie/Dieu aime l'Église, tout ce qui répond au modèle Christ/Épouse sera naturellement calqué sur ce modèle : ainsi de l'homme et de la femme, ainsi de l'esprit et de l'âme (3)

Sans reproche : et non pas irréprochable - sans reproche, car purifiée, à savoir débarrassée de tout mélange - purifiée par la parole créatrice de Dieu dans laquelle nous sommes immergés : nous sommes une création continue, avec des étapes de vie (comme les métamorphoses des chenilles avant de devenir papillon)
 

  • Si nous ne nous laissons pas purifier, nous continuons de marcher selon la chair, et serons sauvés comme à travers le feu purificateur (I Cor 3:15)
     
  • Si nous nous laissons purifier nous retournerons au Père déjà purifiés, ayant passé par les métamorphoses indispensables à notre sainteté (il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père - Jean 14:2)
 
 

 

   
5.28-30

De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps : celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même - car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et brûle de passion pour elle, comme aussi le messie envers l'Église, car nous sommes membres de son corps 

Condition première et incontournable : si Dieu ne nous aimait pas le premier, il nous serait impossible d'entrer en relation avec Lui - de même, c'est au mari d'aimer le premier, s'il veut une réciproque authentique

Au sens spirituel, l'esprit de l'humain prend soin de l'âme de l'humain (sinon celle-ci prendra son indépendance, et l'humain vivra selon la chair, et non pas selon l'esprit)

Aimé de Dieu, l'esprit s'alliera à l'Esprit de Dieu : c'est l'entrée en relation de la créature avec son Créateur, ce que la Bible appelle la foi
 
 

 

   
5.31-32

«C'est pour cela que l'être humain quittera père et mère et s'attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair» : ce mystère est grand, mais moi je parle relativement au messie et à l'Église

C'est un mystère, mais son sens est révélé à travers l'image du couple Époux(Christ) / Épouse(Église)

En effet, Dieu étant cohérent, quelque soit le niveau dans lequel nous nous plaçons pour comprendre les Écritures, les images doivent faire sens - par exemple, au niveau physique nous avons "une seule chair" entre époux, au niveau psychique "une seule âme" entre frères et soeurs, et au niveau supérieur "un seul esprit" avec Dieu, l'esprit de l'humain épousant l'Esprit de Dieu (voilà ce que signifie la relation de l'Église avec le Messie)
 
 

 

   
5.33

Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même - et quant à la femme, qu'elle révère son mari

Les choses doivent être ainsi, car entre les niveaux de notre être il en est ainsi si nous sommes en plénitude dans le plan de Dieu

Ainsi, la femme, qui représente l'âme, suivra l'homme, qui représente l'esprit - au contraire, pécher, c'est laisser l'esprit suivre l'âme, laisser Adam suivre Ève (qui elle-même suit son propre ennemi, l'ennemi des âmes)
 
 

 

   
 

(1) bien entendu le sens premier et immédiat de ces versets est tout aussi valable que leur sens spirituel, du fait que tout provient de Dieu, donc est construit selon le même modèle - ainsi, ce qui est physique reflète ce qui est spirituel ("que soit faite Ta Volonté : comme dans le ciel, ainsi sur la terre")

(2) dans le sens premier et immédiat de ces versets, l'homme doit premièrement être soumis à Dieu s'il veut que sa femme fasse de même - soumissions dans le sens d'accepter d'obéir à l'amour

(3) on peut aussi donner un sens existentiel à ces versets : "que ce qui est objectif prime sur ce qui est subjectif" - ou un sens scientifique : "que ce qui est du domaine de la connaissance prime sur ce qui est du domaine de la spéculation" - etc.